Dressage aux stalles de départ Dressage aux stalles de départ Guillaume Macaire et Gérald Laroche
Les courses de plat ne sont pas la spécialité de la maison Macaire, mais si elles ne sont pas une fin en soi, elles sont éducatives.
Pour préparer ces courses, lorsque le départ est donné dans des stalles, il est indispensable familiariser le cheval aux “boîtes”. On se sert pour cela d’un leader, (ici Stringa, qui a de l’expérience) pour Prince of Surinam qui fait plusieurs passages d’abord “promené” en main, puis enfermé et lâché.
Cette leçon s’est déroulée sous le regard de Gérald Laroche, (en photo avec Guillaume Macaire) venu assister à une matinée d’entraînement.

Avant et après les courses
Après ses trois victoires à Pompadour, la mission de Lénie n‘était pas terminée; en effet, il est très éducatif pour les chevaux de travailler dans un nouvel endroit. Ici, Patrice Detré et Lénie ont montré le cross et le parcours de haies à quatre chevaux venus devant le château pour apprendre.
Décidément on travaille avant, pendant et après les courses quand on est jockey chez Macaire!

Manège Bullfinch Haie
“Il n’y a vraiment de bons chevaux sauteurs que ceux qui sont habitués,dès leur jeune âge, à franchir des obstacles.” Baron Finot : Du haras au champ de courses. Les poulains et pouliches arrivent engénéral pour la première fois à l‘écurie pendant l’hiver de leurs deux à trois ans. Ils vont alors passer le premier mois d’entraînement à s’exercer sur l’obstacle trois à quatre fois par semaine Chaque cheval étant unique, cette phase de dressage sera plus ou moins longue. Suivant le comportement du cheval et sa capacité physique et mentale à supporter l’entraînement, il pourra soit participer à des épreuves officielles au printemps soit repartir au pré pour profiter des bienfaits de l’herbe et revenir à l’automne plus fort que jamais.

L’entraînement du cheval de courses est un ensemble de petits détails et de grands travaux qu’il serait difficile de décrire tant il est lié à l’observation, à l’appréciation de l’entraîneur, et donc changeant en fonction de divers facteurs tels le programme ou la condition physique et mentale du cheval.
Voici la “routine” d’une matinée:

Le cavalier emmène son cheval en main jusqu’au rond “de rassemblement” où il lui mettra les élastiques sur le sable afin de prévenir tout risque d’accident, même avec des chevaux de métier.
Les élastiques sont un enrênement fixe mais non rigide. Ils permettent d’orienter le dos du cheval dans le bon sens afin qu’il lui soit plus facile de porter le cavalier, c’est aussi une aide à la soumission et à la décontraction. Le cheval se sent “rassuré”, il ne cherche pas à se battre contre la main de son cavalier qui, de son côté ne rencontrant pas de résistance, s’adoucit naturellement

Travail dans le calme Travail du matin

Tout le monde se rassemble afin de regagner la piste par une allée en sous-bois dans une allure lente: petit trot ou tout petit galop de chasse selon les chevaux.
L’important est d’emmener le cheval dans le calme et de permettre aux muscles de se chauffer sans vitesse donc sans effort.

Un autre rond attend les cavaliers à la piste avant le premier “canter” que les chevaux feront à leur rythme, pour continuer l‘échauffemnt à une allure plus soutenue.

Au retour de ce premier tour de piste, (environ 1.100 m.), et après observation de chaque sujet, le travail sera distribué selon le programme du cheval, (objectifs à préparer), sa capacité à exécuter telle ou telle tâche etc… Il est donc impossible de définir l’emploi du temps de la matinée à l’avance, même si le planning correspond à des critères et à des objectifs précis, l’ultime décideur est le cheval lui-même qui montrera son état de forme ou de fatigue.

Ce sont en général les premiers lots du matin qui sautent. (Même dans une écurie d’obstacle, les chevaux ne sautent pas tous les jours!)

De dos

Les steeple-chasers travailleront ensemble, les chevaux de haies aussi, les spécialistes du cross aussi ou en “solo” pour apprendre à faire face à toutes sortes de situations.
Les jeunes commencent par le manège. Encadrés par des barrières, avec des haies à sauter selon des foulées rythmées, sans aucune difficulté de conduite ni tentation extérieure, ils passeront et repasseront sur les obstacles jusqu‘à se sentir parfaitemnt à l’aise et être prêts à suivre leurs aînés sur les extérieurs.

Le manège reste, même pour les chevaux de métier, l’incontournable exercice, comparable aux gammes du pianiste. Le talent n’est en effet rien sans le travail, en tout cas pour le cheval d’obstacles où la technique de saut est une valeur ajoutée essentielle pour sa carrière.

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